Wieger Wamelink

Mars one a annoncé dans un communiqué publié le premier décembre 2016 que le docteur Wieger Wamelink avait rejoint son comité consultatif.

Wieger Wamelink est chercheur en sciences écologiques et botaniques à l’université de Wageningue aux Pays Bas depuis une vingtaine d’années, il dirige aussi le projet « Food for Mars and Moon » (Nourriture pour Mars et la Lune).

Il mène à Wageningue, depuis 2012, les première expérimentations à grande échelle sur la croissance des plantes sur des simulations de sols martiens et lunaires fournis par la NASA (la plupart initiées et coordonnées par Mars One). Ce projet doit permettre, entre autre, de déterminer s’il est possible d’envisager de nourrir avec des fruits et légumes frais les futurs colon martiens. Le principal enjeu de ces expérimentations est de déterminer:

  • si les métaux lourds toxiques présents dans le sol martien permettent aux plantes de se développer normalement, de produire des fruits et des légumes.
  • dans quelles proportions les métaux lourds se retrouvent dans les plantes, leurs fruits et leurs légumes et si ces derniers restent consommables.
  • Si l’absence des bactéries du sol terrestre peut perturber le développement des plantes.
  • Si la faible gravité martienne risque de perturber la biologie des plantes ainsi que leurs échanges avec le sol et l’atmosphère.

Les résultats obtenus sont globalement très encourageant:

  • En 2013 première bonne surprise, des plantes sont capable pousser sur une réplique de sol martien et se développent même plus rapidement que sur l’échantillon de sol terrestre utilisé.
  • L’expérience Veg-01 lancée en 2014 à bord de la station internationale a démontré que des salades pouvaient se développer en microgravité sans problème, les légume poussant sur Mars en gravité réduite ne devraient donc pas être affectés par cette dernière.
  • Entre avril et octobre 2015 l’équipe de Wieger Wamelink teste la capacité des plantes cultivées sur des répliques de sol martien à produire fruits et légume et la récolte dépasse toutes les espérances et comporte des radis, des poireaux, des épinards, du cresson, de la ciboulette, du quinoa, de la roquette,  des petits pois et des tomates.
  • En juin 2016 l’analyse des petits pois, des radis, des tomates et du seigle récoltés montre que les concentrations en métaux lourds (aluminium, cuivre, fer, zinc, arsenic, cadmium, nickel et chrome) ne dépassent pas les seuils limites et que ces cultures sont donc consommables.

Pour suivre Wieger Wamelink

Sources

UA-78472036-1